Les thérapies


Pour l’enfant

 

Le développement d’un enfant peut être déséquilibré pour de nombreuses raisons et se manifeste de différentes manières :

-       Les difficultés scolaires

-       Les difficultés dans la relation parents/ enfants

-       La séparation des parents, les familles recomposées

-       L’arrivée d’un petit frère ou petite sœur

-       L’hyperactivité

-       Les troubles alimentaires et du sommeil

-       Les angoisses nocturnes, angoisses de séparation

-       Les troubles du comportement, agressivité

-       L’énurésie, l’encoprésie…

-       Les comportements de replis ou de grande timidité

 

L’enfant se plaint rarement d’une « souffrance psychologique », ce sont le plus souvent les parents, un proche, ou les enseignants qui sont interpellés par un changement de comportement ou des difficultés.

Ce sont des symptômes ou des situations particulières qui amènent donc les parents à venir consulter pour leur enfant. Les symptômes sont pour l’enfant une façon d’exprimer une souffrance, ce sont des « maux » qu’il ne peut pas dire avec des « mots ».

La psychothérapie va l’aider à dénouer les nœuds inconscients qui le font souffrir, et à trouver des résolutions psychiques qui vont permettre à l’enfant de « lâcher » le symptôme.

La première consultation se fait quasi systématiquement en présence des parents (ou un des parents) qui expliquent devant l’enfant les raisons qui les ont amenés à consulter. L’observation de l’enfant avec ses parents est souvent intéressante et significative des relations familiales. Cette première entrevue permet de connaître l’histoire de l’enfant et la composition de la famille. Elle permet également d’établir un premier contact avec l’enfant qui est rassuré par la présence de ses parents.

De plus, le lieu thérapeutique permet aux parents et/ou à la fratrie de dire des choses à l’enfant qui sont importantes pour l’enfant.

L’enfant a besoin d’entendre des choses qui le concernent, car même si ce n’est pas dit, l’enfant sait, sent, et ressent inconsciemment ce qu’on lui cache, souvent avec la bonne intention de le préserver, le protéger, mais ce sont ces « secrets » qui peuvent le faire souffrir et développer des symptômes. Ce n’est pas ce qui est dit ou fait qui est traumatique, c’est très souvent ce qui n’est pas fait et ce qui n’est pas dit.

Les séances se font ensuite en tête à tête avec l’enfant, et en dehors de « points bilans » faits avec les parents, tout ce qui est dit entre le thérapeute et l’enfant reste confidentiel. L’enfant doit se sentir en sécurité et en confiance afin de s’exprimer librement. Le fait que l’enfant puisse faire confiance en l’adulte, et qu’il puisse se sentir compris dans sa souffrance est très réparateur.

La relation du thérapeute avec l’enfant basée sur la sécurité, la confiance et la compréhension, est nécessaire à un travail efficace. Cette relation, contrairement à celle établie avec l’adulte, sur des bases intellectuelles et culturelles, se fait avec l’enfant à travers certains vecteurs qui touchent tout particulièrement l’enfant.

 

Dans les séances de thérapie d’enfant, j’utilise parfois, en fonction de l’âge de l’enfant, de sa personnalité et du problème à traiter:

LE JEU: révélateur du « JE », il est essentiel pour l’enfant. Il est source de créations, de connaissances, d’expérimentations, d’évolution. Il lui permet d’exprimer sans risques ses émotions et de « rejouer » les scènes de sa vie quotidienne. L’enfant peut ainsi mettre en perspective des situations auxquelles il est confronté, et développer une meilleure compréhension de son monde intérieur et de son environnement familial et social.

LE DESSIN: favorise l’élaboration des sentiments et des représentations psychiques de l’enfant. Il peut se substituer aux représentations verbales. Le dessin est une voie privilégiée de l’inconscient au même titre que le langage.

 

Pour l’adolescent

Les adolescents traversent une  période extrêmement sensible de mutations physiques et psychiques, lesquelles vont se manifester de différentes manières :

-       Les conduites à risque (agressivité, fugues, rapports non protégés…)

-       Les difficultés scolaires, le choix de l’orientation et la préparation aux examens

-       Les addictions (alcool, drogue, jeux…)

-       La dépression et les tentatives de suicide

-       Les troubles du sommeil

-       Les troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie)

-       L’éveil de la sexualité

-       Les difficultés relationnelles (avec les parents, les enseignants, les amis, camarades…)

-       Les suites d’expériences traumatiques (agressions, racket, harcèlement…)

 

Qualifiée « d’âge ingrat », l’adolescence est un passage obligé entre l’enfance, et l’âge adulte.

L’adolescence débute avec la puberté qui étymologiquement signifie époque où « apparaissent les poils pubiens »; elle comporte des modifications morphologiques, des pressions sociales et des réactions psychiques.

Sur le plan social, l’adolescent revendique plus d’autonomie, alors qu’il a encore besoin d’assistance morale et matérielle. Les interdits, jusque là acceptés, ou au moins respectés deviennent des contraintes inacceptables qu’il discute et contre lesquelles il se rebelle.

La scolarité occupe une grande partie de son temps, où on lui demande des efforts de concentration, le respect de règles, et des efforts intellectuels importants, alors que son corps, sa tête et son cœur sont en ébullition.

La pression sociale et familiale se fait ressentir quant à l’avenir : orientation scolaire, choix de filières d’études….avenir qui apparaît souvent angoissant pour l’adolescent.

L’adolescent fait extrêmement rarement la démarche de consulter un psychologue. Le plus souvent, il y est incité par ses parents, un enseignant, et/ou un médecin, suite à des symptômes, ou suite à des « passages à l’acte »  qui traduisent une souffrance impossible à nommer que l’adolescent traduit en comportements inquiétants.

L’adolescent peut avoir des « conduites ordaliques », c’est-à-dire des conduites où il va frôler la mort pour se sentir exister. Mais il y a aussi des ados qui, à l’inverse, souffrent en silence, se renferment, s’isolent, somatisent, et peuvent s’installer dans la dépression.


Dans tous les cas, consulter est nécessaire d’abord pour, à court et moyen terne, soulager l’adolescent qui souffre, et, à long terme, pour l’aider à ne pas compromettre son avenir d’adulte.

La thérapie avec l’adolescent est d’abord un espace où il peut:

  • Déposer sa souffrance,
  • Bénéficier d’une écoute profonde et sans jugement de son ambivalence et de son mal être,
  • Se soulager à travers les mots pour éviter les passages à l’acte
  • Poser des questions, très variées souvent, sur des « sujets tabous »
  • Comprendre son comportement, ce qu’il ressent, et mettre du sens sur ses problèmes
  • Le temps thérapeutique qui est un lieu cadré et limité peut l’aider à trouver ses propres limites
  • Le travail avec l’adolescent est la plus souvent une psychothérapie de soutien, c’est-à-dire que la thérapie n’a pas pour objet de travailler sur la structure profonde, l’adolescent étant déjà en plein remaniement psychique.
  • Le travail se fait sur le réel, la vie au quotidien. La thérapie de l’adolescent est très « relationnelle », et se vit dans « l’ici et maintenant ».
  • L’adolescent a besoin de s’identifier à l’adulte (et si possible au thérapeute) pour avoir l’envie d’évoluer. Il a besoin de trouver de bonnes raisons de grandir, de quitter les plaisirs infantiles pour passer d’un monde « protégé » et bien connu à un monde « hostile » et inconnu ou méconnu.

 

Pour l’adulte

Tout adulte est confronté à un moment ou un autre de sa vie à des difficultés, des troubles ou des symptômes, tels que :

-       Les situations douloureuses de type harcèlement, violence

-       Les difficultés professionnelles et relationnelles

-       Les épreuves de la vie telles qu’un décès,  une maladie, une séparation, un échec…

-       Les suites de chocs traumatiques (agression, cambriolage, accident…)

-       Les dépendances (alcool, drogue, nourriture, jeux…)

-       Les comportements compulsifs

-       Les troubles alimentaires et du sommeil

-       La dépression, l’angoisse, le stress

-       Les phobies (conduire, prendre l’avion, parler en public…)

-       Les troubles psychosomatiques (certaines maladies de peau, douleurs, troubles digestifs…)

 

Le point commun à toutes ces situations est la DOULEUR mentale et psychologique qui aujourd’hui encore est parfois difficile à avouer  aux autres et à soi-même. C’est une douleur de chaque instant qui n’est pas « visible »,  ni « objective » comme une fracture ou une rage de dents, ce qui explique d’ailleurs les réactions de l’entourage qui a souvent des difficultés à comprendre cette douleur.

De nombreux tabous et croyances subsistent concernant la psychothérapie, car il y a toujours en fond les notions de « folie », de « honte », de « culpabilité »…

Mettre un plâtre quand on se casse un bras, bien sûr. Prendre un antalgique quand on a mal à la tête, oui. Prendre un somnifère quand on ne dort pas, pourquoi pas ? Mais consulter un psychologue quand on n’arrive pas à surmonter une épreuve, quand on est toujours angoissé, quand on se sent enfermé dans sa vie, ce n’est pas aussi naturel. Et pourtant, la douleur psychique est très souvent décrite et ressentie comme beaucoup plus difficile à supporter que la douleur physique.

Faire la démarche et prendre un rendez-vous chez un psychologue est déjà le premier pas sur le chemin de la guérison, et ce premier pas est parfois encouragé par l’entourage familial, amical, ou  médical qui connaît les bienfaits du travail de psychothérapie.

Chez l’adulte, la psychothérapie est une démarche personnelle accompagnée d’une demande d’aide et de soutien. Au-delà des motifs de consultations décrits plus haut qui réclament des réponses, la psychothérapie chez l’adulte est un processus de transformation, un véritable cheminement personnel qui vise à devenir soi-même, à se réconcilier avec la vie.

 

Pour le couple

Etre en couple, c’est rencontrer à un moment ou à un autre certaines difficultés. Celles-ci sont parfois surmontables à deux, mais parfois on peut ressentir le besoin d’une tierce personne pour nous accompagner, comme lors de :

-       Recompositions familiales,

-       Maladie, handicap d’un partenaire ou d’un proche de la famille,

-       Divergences éducatives

-       Difficultés à communiquer

-       Troubles de la sexualité (baisse ou manque de désir sexuel, insatisfaction sexuelle…)

-       Difficultés liées à la grossesse

-       Désir d’enfant, stérilité

 

 

Entreprendre une thérapie de couple est une aventure, parfois une « dernière chance » : la communication s’est rompue, les partenaires ne se reconnaissent plus dans leur vision du couple, des événements factuels ont perturbé la vie du couple….
Pour aider le couple en demande, le psychologue essaie de trouver dans l’histoire du couple lui-même, mais aussi dans l’histoire familiale de chacun des deux patients, s’il n’y a pas reproduction de schémas familiaux ou de schémas déjà vécus lors d’autres unions.
Il n’est pas question de chercher lequel des deux a tort ou a raison. La présence du psychologue, qui apporte un regard objectif et distancié, permet à l’un comme l’autre de dire ce qu’il n’ose pas exprimer en dehors du cabinet et ainsi débloquer des situations qui paraissaient insurmontables.
Un mot, une phrase, une explication, une question permettent de mieux comprendre l’autre, et ses propres réactions. Des déclics, des prises de conscience se font au fur et à mesure que chacun arrive à verbaliser ce qu’il ressent. Il est toujours surprenant de voir l’impact émotionnel des situations évoquées .

Les objectifs des séances de psychologie pour le couple :
- Identifier la dynamique de la relation
- Améliorer la connaissance des besoins et aspirations de chacun
- Faire émerger les forces, faiblesses et traits de personnalité de chacun
- Repérer les moyens de créer un rapprochement entre les deux partenaires
- Développer des stratégies de rapprochement sur le plan émotif (favoriser l’intimité, identifier ses malaises et sentiments agréables, créer le rapprochement, prendre de la distance)
- Développer des comportements sur le plan de la communication verbale et non verbale (savoir demander, savoir écouter, savoir s’exprimer, apprendre à faire des feed back, des compliments, donner des informations), faire son autocritique.

 

Quelques questions fréquemment posées : 

Quand doit-on envisager une thérapie de couple ?
La thérapie de couple ne s’envisage pas uniquement lorsque les problèmes deviennent aigus. Au contraire, plus les problèmes sont  traités rapidement, plus ils ont de chance de se résoudre et de ne pas arriver à un point de non-retour.

Il y a un problème dans notre couple, mais mon conjoint refuse de venir !
Il est évident qu’une thérapie de couple ne peut être efficace que si les deux protagonistes sont présents sur un plan physique mais aussi sur un plan motivationnel. S’engager dans cette démarche demande une implication et une volonté commune d’avancer. Et même si souvent, l’un des conjoints vient à la première séance un peu « entraîné » par l’autre, l’obligation, ou même les menaces sont incompatibles avec une telle démarche.

Suis-je certain (e) que la thérapie de couple va « sauver » mon couple ?
L’objectif principal de la thérapie de couple est de rétablir l’harmonie et la communication, mais il est également que la vie de couple soit agréable et que chacun s’épanouisse dans la relation. Le dénouement d’une thérapie de couple peut être le retour à une relation satisfaisante mais aussi  la décision et l’organisation d’une séparation.
Le temps nécessaire ainsi que les résultats d’un tel travail sont liés à de nombreux facteurs : les événements extérieurs (chômage, maladie, enfants, etc..), les sentiments, les rancœurs et les ressentiments plus ou moins présents.

 

 

QUEL CADRE ?

 

Rencontrer un psychologue ne nécessite pas obligatoirement un investissement sur le long terme. Il faut avant tout établir un premier contact.

 

Le premier rendez-vous

Il s’agit de faire connaissance et d’instaurer un climat de confiance et de travail.

Pour vous, c’est une façon de découvrir un cadre de travail, découvrir une personne, de vous faire une première idée afin de savoir si vous vous sentez à l’aise. Pour moi, c’est l’occasion d’écouter votre demande et de voir comment je peux y répondre.

 

Il n’y a aucun engagement. Si le courant ne passe pas, si vous ne vous sentez pas encore prêt à parler, si vous avez besoin de temps pour réfléchir, si le cadre ou la méthode de travail proposée ne vous convient pas, il n’y aucune obligation de suivi.

C’est vous et vous seul qui décidez quand, comment et avec qui engager une démarche. Seule la confiance permettra un travail serein et bénéfique.

 

Le cadre

Les rendez-vous se passent en face à face, comme lors d’un entretien classique. Pas de divan et pas de nécessité de s’allonger.

La durée d’une séance est de 45 minutes.

 

Le suivi

Le rythme et la durée des séances sont définis conjointement lors du premier rendez-vous et varient en fonction de votre situation, de votre demande et de votre disponibilité (2 à 4 fois par mois, sur quelques semaines ou quelques mois). Cela peut également évoluer au cours d’un même suivi.