Ma pratique


La Psychothérapie par l’Approche Centrée sur la Personne

La méthode d'accompagnement que je mets en œuvre en psychothérapie par la parole se nomme l’Approche Centrée sur la Personne (ACP).

C'est le socle de ma pratique, cette approche est omniprésente dans chacune de mes consultations.

 

L'ACP est initiée par Carl Rogers (1902-1987), psychologue américain, mais aussi chercheur, psychothérapeute et pédagogue.

Son approche défend l'idée que toute personne est à même de savoir ce qui est bon pour elle et détient les ressources nécessaires pour prendre en main son existence et se réaliser pleinement, si les conditions y sont favorables.

Pour instaurer ce climat favorable, les thérapeutes Rogériens s'appuient sur 3 attitudes qui sont au cœur de leur pratique : tout d'abord l'empathie du thérapeute ou la capacité à comprendre votre univers mais aussi l'acceptation inconditionnelle ou le non jugement et enfin la congruence du thérapeute ou son authenticité.

La qualité de la relation qui s'établie entre le thérapeute et son patient joue un rôle essentiel dans la thérapie : c'est par la mise en œuvre de ces 3 attitudes et par son aptitude à vous en faire prendre conscience, mais aussi par la bienveillance que votre thérapeute vous témoigne que vous aurez l'opportunité d'accéder à la liberté d'être pleinement vous-même et de reprendre votre vie en mains.

L'Approche Centrée sur la Personne est autant un outil d'aide thérapeutique qu'une philosophie de vie.

 

Un peu d’histoire… Les psychothérapies humanistes selon Carl Roger

L’Approche humaniste est un modèle psychothérapeutique cherchant à développer chez la personne qui consulte (le patient) la capacité de faire des choix personnels (choisir, c’est devenir autonome).


Appelée « la troisième force dans la psychologie » (Third Force Psychology), cette psychologie humaniste (Humanistic Psychology) s’est formée en 1957-1958 aux États-Unis, surtout sous l’impulsion d’Abraham Maslow. Pour Abraham Maslow, la première psychologie était la psychologie du comportement (le behaviorisme) de John B. Watson ou Skinner, la deuxième la psychanalyse de Freud, la troisième la psychologie humaniste (et existentielle)1, et la quatrième la psychologie transpersonnelle. Historique Les prémisses de cette vision de l’être humain et de la relation psychothérapeutique sont posées dès 1923 par Jacob Levy Moreno, proche du philosophe Martin Buber. Le grand dessein de Moreno est de donner libre cours à la créativité spontanée de l’homme (Le théâtre improvisé). Il inventa le psychodrame (1946) et le sociodrame.


En 1943, Abraham Maslow, humaniste en ce sens qu’il était intéressé par le développement de soi, met au point une théorie de la motivation et du besoin (la fameuse pyramide des besoins).

 
La voie pleine et entière de l’approche humaniste est ouverte par Carl Rogers, créateur en 1954 de l’Approche Centrée sur la Personne -ACP (psychothérapie non directive). La non directivité utilisée vise à libérer les tendances positives de l’homme chez qui existent de puissantes forces de changement.
Stanislav Grof relève aussi de la psychologie humaniste dans la mesure où, dès 1956, en étudiant des expériences de LSD, il s’intéresse à des potentialités humaines supérieures, positives, où il veut élargir la conscience humaine.

 

« Les psychothérapies humanistes selon Carl Rogers se fondent sur l’hypothèse que l’humanité est aujourd’hui trop intellectuelle, dépendante de la technologie et qu’elle s’est coupée des sentiments et des émotions… Elles visent la croissance individuelle ou l’auto-actualisation plutôt que l’ajustement… Les approches humanistes représentent un pas important vers une compréhension holistique de la nature humaine… Un aspect important de la psychothérapie humaniste est le déplacement de l’orientation ‘intrapshysique’ ou ‘intra-organique’ vers la reconnaissance des relations interpersonnelles, de l’interaction familiale, des réseaux sociaux et des influences socioculturelles et vers l’introduction de considérations économiques, écologiques et politiques. » (Psychologie transpersonnelle (Beyond the Brain), 1983, trad., Rocher, 1984, p. 110).


Dans les années 1970, en France, André Rochais met au point au sein de l’association PRH une formation humaine (stages et aide individuelle) fondée sur une approche humaniste de la personne, en vue de sa croissance et de son développement.


Lorsqu’elle est utilisée pour aller au-delà de la simple détente, la relaxation, qui permet à la personne de vivre une relation de confiance avec un psychothérapeute, en même temps qu’elle apprend à se prendre en charge (savoir se relaxer seule, mais aussi entendre ce qui, de ses difficultés, lui parle d’elle), entre dans la famille des thérapies d’approche humaniste. Citons parmi les grandes méthodes : le training autogène de J. H. Schultz (1932), la « relaxation progressive » de Edmund Jacobson (1938), la rééducation psychotonique de Julian de Ajuriaguerra (1972), la relaxation dynamique de Alfonso Caycedo (1965), la relaxation psychosensorielle de Roger Vittoz (1911), développée par Suzanne Dedet, la relaxation analytique de Jarreau et Klotz, la « relaxation thérapeutique chez l’enfant » de Henry Wintrebert (1970), ou celle de Berges et Bounes. Citons également l’importance de l’eutonie de Gerda Alexander (1943), même si elle n’est pas pratiquée par des psychothérapeutes, et la « relaxation psychanalytique » de Michel Sapir (1960), pratiquée le plus souvent par des psychanalystes.

 

Une étude publiée en 2002, dans la « Review of General Psychology » a classé Carl ROGERS parmi les six plus importants psychologues cliniciens du XXème siècle, deuxième derrière Sigmund FREUD.



Le principe de l’ACP, ou psychologie humaniste

La psychologie humaniste s’appuie sur l’expérience consciente du patient et introduit le postulat de l’autodétermination : il s’agit de développer chez la personne qui consulte la capacité de faire des choix personnels.


Pour Carl Rogers et ses successeurs, l’être humain est fondamentalement bon, dans le sens où il évoluera toujours positivement s’il suit son instinct, son expérience. La violence et la prédation ne sont que les fruits de la désespérance et en aucun cas un choix de comportement dicté par la rentabilité, la facilité ou le principe du plaisir : en cela, la psychologie humaniste rejoint la sociologie humaniste et aussi l’humanisme religieux.



Ses caractéristiques

Si ce courant n’est pas homogène, on peut citer certaines caractéristiques communes.

Tout d’abord, une conception de l’être humain qui s’exprime par les notions de respect de la personne, de responsabilité, de liberté, d’authenticité, d’expérience, de rencontre ou relation existentielle ou alliance thérapeutique (c’est-à-dire, une relation de personne à personne et non de thérapeute à patient).


Ensuite, nous retrouvons souvent les caractéristiques suivantes :

- utilisation fréquente de technique de groupes ;

- accent mis sur l’expérience présente (Ici et maintenant) ;

- place importante aux approches corporelles ;

- suppression ou atténuation de la dichotomie entre maladie et santé ;

- objectifs de développement, de croissance, d’épanouissement personnel ;

- importance de l’expression émotionnelle et de la communication non verbale.

C’est dans ce cadre que se sont développées les thérapies de conscience psychocorporelles utilisant la relaxation et l’amélioration ou restructuration du schéma corporel.


Mes valeurs personnelles et professionnelles

Au- delà de l’éthique liée au diplôme de psychologue et au code de déontologie ; (lien code de déonto)

Je m’engage à:

  • Respecter le secret professionnel
  • Accueillir avec respect et attention
  • Aider par un questionnement adéquat et respectueux
  • Ecouter de manière attentive, bienveillante, empathique et sans jugement
  • Intervenir avec neutralité et discernement tout au long du travail effectué
  • Etablir une relation thérapeutique de qualité basée sur la confiance, et sans jamais perdre de vue que le thérapeute n’est là que pour guider, orienter une personne sur son propre chemin, à travers ses propres réponses.
  • Respecter  le libre arbitre, les croyances et les valeurs de chacun
  • Mettre en œuvre des moyens professionnels maitrisés afin de répondre aux besoins spécifiques et atteindre les objectifs
  • Orienter vers d’autres professionnels si les moyens et les connaissances dont je dispose ne sont pas adaptés
  • Collaborer, si besoin, et avec l’accord du patient,  avec d’autres professionnels (médecin généraliste par exemple)
  • Proposer sans jamais imposer un rythme de séances